La cession d’Entreprise, qu’elle soit choisie ou subie, est une étape cruciale pour tout Dirigeant.

Ce passage de flambeau représente un changement de vie parfois radical. Il est difficile pour certains, car la perte du statut social de « Chef d’Entreprise » peut être source d’angoisse.

Si la moitié des transmissions d’Entreprise précède un départ à la retraite, elles peuvent être décidées plus tôt dans la vie professionnelle.

Choisir de céder son entreprise peut découler d’une contrainte personnelle ou financière par exemple, ou d’un libre choix. Celui-ci peut advenir lorsque se présentent des perspectives séduisantes, telles que la réalisation d’une plus-value conséquente ou l’acquisition d’une autre Société, prometteuse.

Quelles que soient les motivations qui conduisent à la cession d’Entreprise, celle-ci doit être consciencieusement préparée. L’objectif est de récolter les fruits du travail accompli jusqu’alors.

Cependant, les problématiques liées à la cession sont nombreuses. Parmi elles, la fiscalité est souvent un point névralgique pour le cédant, car les enjeux sont importants.

 

cession d'entreprise fiscalité France Alexandre Juvé Président du Cabinet Epargne Plurielle SAS Paris (1)

 

Pour le Dirigeant qui souhaite céder son Entreprise, tout est à repenser. Il doit réorganiser ses actifs de manière optimale pour être en mesure de réaliser les projets qui suivront, d’un point de vue financier notamment.

Lorsque le patrimoine professionnel devient privé, les règles fiscales qui s’appliquent sont complexes. Elles ont des conséquences immédiates, mais aussi à plus long terme, lorsque viendra, par exemple, le temps de la succession.

La cession d’entreprise implique donc de prendre les décisions adaptées pour à la fois préserver son capital et optimiser sa fiscalité.

TABLE DES MATIÈRES

Optimisation de la cession d entreprise en France pour le Dirigeant

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Les enjeux de la cession d’entreprise

Lorsque l’on prépare un plan de cession d’entreprise, on cherche à préserver sa qualité de vie, maximiser la plus-value ou bien trouver un repreneur de confiance.

Les enjeux sont nombreux et d’autant plus importants que la cession d’entreprise s’accompagne indubitablement de risques. Les conséquences peuvent se faire sentir à court, moyen ou long terme, y compris sur le plan personnel.

Qu’elle soit due à un départ à la retraite ou à une nouvelle orientation professionnelle, la cession est un cap qui peut s’avérer difficile à passer ou qui, en tout cas, nécessite un temps d’adaptation.

Ce nouvel environnement peut être déstabilisant de prime abord.

Céder son entreprise peut signifier être privé des liens sociaux que l’on entretenait jusqu’alors avec son cercle professionnel (collaborateurs, clients, partenaires commerciaux, etc.).

Cette rupture sociale peut être vécue comme une forme d’isolement qu’il convient de gérer. La transmission peut aussi avoir des conséquences en matière de revenus et qui sont à anticiper. Préparer une cession d’entreprise requiert de penser à la préservation ou l’adaptation de son niveau de vie.

Par ailleurs, la plus-value réalisée sur la cession est sujette à une lourde imposition, qui dépend des décisions préalablement prises.

Ainsi, pour appréhender ces risques, les enjeux de la cession d’entreprise doivent être placés au cœur de la réflexion.

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Réduire son imposition 

Dans le cadre d’une cession d’entreprise, l’un des principaux risques à anticiper est d’avoir à gérer une fiscalité trop lourde.

Les règles inhérentes à la transmission sont complexes. La moindre erreur, tout comme la fraude fiscale, peut engendrer des pénalités.

C’est pourquoi lorsque se prépare le plan de cession d’entreprise, les risques liés à la fiscalité sont pensés en amont.

Les règles fiscales différent selon les spécificités de la vente, le mode de transmission choisi et, le cas échéant, les abattements ou exonérations appliqués.

Par exemple, la fiscalité varie :

  • si la transmission est gratuite (dans le cadre d’un donation ou d’un héritage),
  • si les titres sociaux sont cédés à un tiers ou
  • si l’on cède uniquement le fonds de commerce.

Généralement, la cession d’entreprise implique une taxe forfaitaire unique (aussi appelée « flat tax ») de 30%. Celle-ci comprend le prélèvement forfaitaire unique de 12,8% et les prélèvements sociaux de 17,2%.

Le cas échéant, une contribution sur les hauts revenus de 3 ou 4% s’applique.

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Anticiper ses revenus

Chaque cession d’entreprise est unique. Les conditions dans lesquelles elle s’opère aussi.

Si le dirigeant peut ainsi continuer à être rémunéré, la transmission peut impliquer, dans d’autres situations, une cessation totale d’activité et, par conséquent, une absence de salaire. Si tel est le cas, il est primordial de disposer d’un plan alternatif au cas où des litiges surviendraient au cours de la cession.

En effet, la transmission d’entreprise induit obligatoirement un blocage des fonds que devraient percevoir le cédant.

Cette période de séquestre peut être rallongée en cas de litige avec le repreneur. Cela doit être pris en considération pour se prémunir de situations financières délicates.

Anticiper ses revenus implique aussi éventuellement de planifier des projets professionnels ou d’investissement pour pallier cette période transitoire et s’assurer des ressources à long terme.

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Préparer les étapes suivantes

La cession d’entreprise implique soit un changement, soit un arrêt total d’activité professionnelle.

Dans l’une ou l’autre situation, il est important de planifier des projets que l’on pourra concrétiser après la cession. Qu’ils soient d’ordre professionnel ou privé, ils aident à faire la transition et à mieux se projeter. Ils permettent de se préparer à un nouvel environnement social et d’éviter les situations anxiogènes telles que l’isolement ou l’inactivité.

Les projets envisageables sont pléthores.

Grâce au capital perçu il est par exemple possible :

  1. D’investir dans des actifs tangibles, comme les spiritueux ou les voitures de collection.
  2. Cela peut aussi consister en de l’investissement immobilier en particulier à l’étranger où les avantages fiscaux de certains pays sont attractifs. L’expatriation fiscale peut ainsi être considérée.
  3. Pour garder un lien avec la sphère entrepreneuriale, les fonds de la vente peuvent être réinjectés dans des PME de domaines d’activité porteurs, à l’instar du commerce en ligne ou de la biotechnologie. 

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Cession d’entreprise : les pièges à éviter

Lors d’une cession d’entreprise, envisager les risques est primordial afin de s’en protéger. C’est d’autant plus important lorsque ces risques sont financiers.

Si l’on souhaite maximiser son capital et développer son patrimoine, il convient de connaître les pièges de la cession d’entreprise pour mieux les éviter.

Quand arrive le moment de la cession d’entreprise, la gestion de la fiscalité est celle qui présente le plus grand nombre de risques.

La plus-value que réalise le cédant est taxée. Cet impôt correspond soit à une taxe forfaitaire (ou « flat tax »), soit à un barème progressif.

Sous réserve de remplir des conditions strictes, ce dernier donne droit à des abattements ou des exonérations.

Le choix de l’une ou l’autre méthode dépend des spécificités de la cession et est à étudier au cas par cas. Le chef d’entreprise devra choisir celle qui lui permettra de préserver au mieux la plus-value réalisée sur la vente.

En fonction du mode de transmission, le cédant peut supporter d’autres impôts. C’est le cas, par exemple, s’il s’agit d’une cession de fonds de commerce.

La fiscalité se prépare donc bien en amont de la cession d’entreprise.

Maintenir ses revenus durant toute la durée de la transmission est primordial.

En effet, lorsque la cession d’entreprise est actée, le montant de la vente est remis à un intermédiaire, qui bloque temporairement les fonds.

Les sommes sont gelées pendant environ cinq-six mois, mais cela peut être plus long si la cession se passe mal avec le repreneur.

Ce délai s’explique par la nécessité de réaliser dans l’intervalle des formalités administratives inhérentes à la cession d’entreprise.

Il convient aussi de penser aux autres revenus dont le dirigeant bénéficiera une fois le délai légal écoulé. Ceux-ci peuvent inclure des rémunérations provenant d’autres sociétés ou des rendements obtenus de placements de capital judicieux.

La cession d’entreprise peut intervenir dans le cadre d’un départ à la retraite ou d’une reconversion professionnelle.

Si le cédant n’a pas de projet à moyen ou long terme, le risque est élevé et source d’échecs dans la majorité des cas.

C’est pourquoi il convient de préparer ce changement d’activité. Pour ce faire, il est possible de lister les projets intéressants, qu’ils soient d’ordre privé ou professionnel, dans lesquels il serait possible de s’impliquer.

Le choix des projets peut être basé sur des intérêts personnels (pour les technologies innovantes par exemple) ou sur la recherche de rentabilité.

Si l’on décide de céder son entreprise, il est essentiel de la vendre au juste prix. La société ne doit être ni surévaluée, même si elle résulte de dures années de labeur, ni sacrifiée, même si l’on souhaite vendre vite.

C’est pourquoi la méthode de valorisation doit être méticuleusement choisie.

  • Valorisation patrimoniale : l’ensemble des actifs de l’entreprise sont pris en compte et réévalués, dettes déduites, selon la valeur actuelle du marché. 
  • Valorisation par approche comparative : l’entreprise est comparée à d’autres sociétés qui présentent des caractéristiques similaires (secteur d’activité, localisation, taille,…). 
  • Valorisation par flux de trésorerie : la valeur de l’entreprise est basée sur les revenus qu’elle rapportera dans le futur. 
  • Valorisation basée sur la performance : cette méthode s’appuie sur plusieurs indicateurs financiers, tels que la marge commerciale et l’excédent brut d’exploitation.
  • Méthode du barème : notamment applicable à la cession d’un fonds de commerce, on applique un coefficient multiplicateur au chiffre d’affaires.  

Dans le cadre d’une cession d’entreprise, les salariés doivent impérativement en être informés. Cela leur laisse la possibilité, s’ils le souhaitent, d’émettre une offre de reprise.

La transmission en interne est une perspective intéressante si elle est associée à un accompagnement solide du repreneur.

Si le dirigeant ne respecte pas cette obligation d’information, une amende est appliquée, correspondant à 2% du montant de la cession.

Par ailleurs, une cession d’entreprise peut révéler, chez les salariés, nombre d’interrogations et d’inquiétudes. Il est donc important de soigner la communication autour du projet de transmission pour leur permettre de se préparer aux changements à venir.

Pour éviter tout litige, il est préférable que le chef d’entreprise informe également ses proches et ses conseillers habituels de son projet de cession.

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Cession d’entreprise et fiscalité 

La cession d’une entreprise peut prendre plusieurs formes. Elle peut concerner des parts sociales ou des actions, une clientèle ou une patientèle, des éléments du fonds de commerce ou une participation détenue par une société de portefeuille.

La fiscalité dépend de cette forme, de même que du mode de transmission.

La plus-value correspond à la différence positive entre le prix de vente et le prix d’acquisition de l’action ou de la part sociale.

Si la différence est négative, on parle de moins-value.

La plus-value est sujette à imposition à plusieurs niveaux. Elle est concernée par l’impôt sur le revenu, les prélèvements sociaux et éventuellement la contribution sur les hauts revenus.

Les bénéfices d’une cession d’actions ou de parts peuvent donner droit, sous certaines conditions, à un abattement sur l’impôt dû.

Le fonds de commerce est un terme juridique qui inclut les éléments corporels et incorporels destinés à une clientèle.

Lorsqu’un propriétaire cède un fonds de commerce, il en transfère la propriété à un repreneur en échange d’une somme définie à l’avance.

D’un point de vue fiscal, la cession du fonds de commerce est considérée comme une cessation d’activité.

Il est obligatoire de la déclarer aux services des impôts dans les trente jours. Cela s’accompagne également de formalités administratives, comme la publication de la cession dans un journal d’annonces légales. Une fois la parution faite, le cédant doit clôturer les comptes et déclarer les bénéfices perçus dans les soixante jours.

Les bénéfices issus de l’exploitation de l’entreprise sont sujets à une imposition immédiate.

Selon les spécificités de la société, l’exploitant qui cède son fonds de commerce peut aussi supporter, par exemple, la TVA ou une imposition de la plus-value.

La cession de parts sociales ou d’actions d’une entreprise soumise à l’impôt sur les sociétés n’engendre aucune fiscalité immédiate.

Néanmoins, la plus-value financière réalisée par le cédant doit être déclarée sur sa déclaration de revenus l’année suivante.

L’imposition des plus-values et des revenus des capitaux mobiliers est alors intégrée à l’impôt sur le revenu.

Lorsque le cédant réalise sa déclaration, il a le choix entre deux méthodes d’imposition :

  1. une taxe forfaitaire unique (« flat tax ») ou
  2. une fiscalité progressive, selon le barème de l’impôt sur le revenu.

La taxe forfaitaire unique 

Cette « flat tax » équivaut à une imposition de 30%. Elle inclut un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 12,8%, les prélèvements sociaux de 17,2% et, le cas échéant, d’une contribution sur les hauts revenus comprise entre 3 et 4%.

En général, les cédants préfèrent opter pour cette taxe forfaitaire mais si des conditions spécifiques sont remplies, le barème progressif peut s’avérer plus avantageux.

Le barème progressif

Cette fiscalité progressive comprend une taxation entre 0 et 45%. À celle-ci, s’ajoute les 17,2% de prélèvements sociaux et l’éventuelle contribution sur les hauts revenus (3 à 4%).

Le barème progressif peut être avantageux pour les faibles revenus et donne droit, dans certains cas, à un abattement fiscal. Ce dernier se calcule sur le montant de l’impôt sur le revenu et exclut les prélèvements sociaux et la contribution sur les hauts revenus.

Ce mécanisme fiscal est profitable au cédant s’il détient des titres depuis plusieurs années, s’il part à la retraite ou s’il participe au capital d’une PME « nouvelle ».  

1. Abattement général de droit commun 

L’abattement général de droit commun s’applique sur les bénéfices issus de la cession de parts sociales ou d’actions acquises avant le 1er janvier 2018.

Il se calcule sur la base de la plus-value réalisée et que le cédant a mentionnée dans sa dernière déclaration de revenus.

Il concerne ainsi exclusivement l’impôt sur le revenu et ne peut s’appliquer sur les prélèvements sociaux ou la contribution sur les hauts revenus. L’abattement général de droit commun dépend de la durée de détention des parts sociales ou des actions. Il équivaut à : 

  • 50% de l’impôt si le cédant détient les titres depuis plus de 2 ans et moins de 8 ans, 
  • 65% si les titres sont détenus depuis plus de 8 ans.

2. Abattement renforcé pour l’acquisition de titres de PME « nouvelles »

À l’abattement général de droit commun, s’ajoute le mécanisme d’abattement renforcé. Celui-ci s’applique sous réserve que des conditions spécifiques soient réunies.

Il concerne l’acquisition de parts sociales ou d’actions dans une PME dite « nouvelle ». La PME est ici entendue dans sa définition européenne, c’est-à-dire qu’il s’agit d’une entreprise de moins de 250 salariés qui réalise un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions d’euros ou un bilan inférieur à 43 millions d’euros.

Le cédant peut aussi bénéficier de l’abattement renforcé lorsque la cession concerne les titres d’une PME acquis ou souscrits dans les dix ans de sa création. Le taux d’abattement renforcé varie en fonction de la durée de détention des titres cédés :

  • 50% pour les titres détenus entre 1 et 4 ans, 
  • 65% pour les titres détenus entre 4 et 8 ans,
  • 85% pour les titres détenus depuis plus de 8 ans.

3. Abattement dans le cadre d’un départ à la retraite 

Si la cession intervient dans le cadre d’un départ à la retraite, le cédant a la possibilité de bénéficier d’un abattement fixe de 500 000 euros.

Pour profiter de cet avantage fiscal, la cession doit avoir lieu avant le 31 décembre 2022. Cet abattement s’applique quelle que soit la méthode d’imposition choisie, c’est-dire soit la « flat tax » soit le barème progressif.

Toutefois, il ne peut être cumulé à d’autres formes d’abattement, telles que celles appliquées en fonction de la durée de détention de parts sociales ou d’actions.

Le Pacte Dutreil concerne la cession, sans contrepartie financière, d’entreprises individuelles familiales ou de titres de sociétés familiales. Cela s’applique aussi bien pour une donation que pour un héritage. L’objectif de cette loi est de faciliter et d’encourager la transmission d’entreprise d’une génération à l’autre. Pour ce faire, le Pacte Dutreil permet d’être exonéré partiellement des droits de donation ou de succession. L’avantage fiscal correspond à 75% de la valeur de l’entreprise individuelle ou des titres cédés par filiation. 

L’ »Owner Buy Out » (OBO) est un montage financier et juridique complexe. Il permet à un dirigeant de céder les titres de son entreprise à une société de participation (ou holding) dont il sera lui-même actionnaire. Il s’agit en somme d’une « vente à soi-même » qui permet de maximiser les effets de levier dans le cadre d’une cession d’entreprise. Le cédant récupère les bénéfices de la vente, c’est-à-dire la plus-value, tout en restant propriétaire de ses titres via la holding. Avoir recours à cet outil de stratégie patrimoniale suppose que la société de participation dispose des fonds nécessaires au rachat. C’est pourquoi, le plus souvent, elle doit s’endetter fortement. Grâce au principe de l’OBO, le cédant bénéficie d’une fiscalité plus avantageuse. En effet, cette technique, quoique délicate, permet le report de l’imposition sur la plus-value réalisée suite à la cession. Il est à noter que le dirigeant ne peut être majoritaire dans la holding de rachat s’il est déjà majoritaire dans la société cible.

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Préparer la vie après la cession d’entreprise

Une fois que la cession d’entreprise est actée, la vie du cédant peut changer du tout au tout.

Lorsque l’on prépare le plan de cession de son entreprise, il convient aussi d’envisager les étapes suivantes. Celles-ci peuvent être d’ordre privé ou professionnel, voire mêler les deux.

Si les projets sont clairs, ils doivent néanmoins tenir compte des enjeux financiers.

Pour optimiser sa fiscalité et maximiser son capital après imposition, certaines décisions sont davantage à privilégier que d’autres. On compte, par exemple, parmi elles, l’expatriation fiscale et des investissements / placements financiers spécifiques.

Pour obtenir un audit complet de votre Patrimoine Professionnel, n’hésitez pas à nous contacter. Ce sera un plaisir de vous conseiller.
Courtier en Placement pour Trésorerie Associé Fondateur Entreprise Epargne Plurielle Paris France
Alexandre Juvé
ÉPARGNE PLURIELLE, courtier pour Entreprises

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Choisir l’expatriation après la cession d’entreprise

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Une fiscalité française complexe et oppressive ?

La fiscalité française est réputée comme l’une des plus complexes au monde. Elle apparaît pour la plupart des citoyens comme un système opaque et lourd.

Les dispositifs fiscaux sont nombreux, mais difficiles à appréhender. Ils requièrent une véritable expertise.

Si elle est absconse, la fiscalité en France s’avère aussi oppressive par rapport à d’autres pays.

Par ailleurs, la crise du coronavirus a engendré des dépenses publiques considérables qu’il faudra bien financer.

Pour cela, l’État aura deux leviers :

  1. une réduction drastique des dépenses publiques ou;
  2. une augmentation sévère de la fiscalité, pourtant déjà très lourde.

 

Compte tenu de la dette Covid-19, il paraît peu probable que les taxes baissent au cours des prochaines années. Au contraire, il est même envisageable que de nouvelles taxes apparaissent pour pallier l’augmentation des dépenses publiques.

Le Gouvernement pourrait ainsi imposer une taxation sur les produits d’épargne.

Les placements financiers classiques, à l’instar du livret A ou de l’assurance-vie, génèrent déjà peu d’intérêts pour l’épargnant. S’ils sont taxés, ils risquent de devenir encore moins rémunérateurs et de fait attractifs.

La taxation sur les produits d’épargne est aussi un moyen de relancer une économie touchée par la crise sanitaire.

 

En effet, la taxation de l’épargne œuvre en faveur d’une reprise économique, puisque l’argent qui n’est pas placé est davantage consommé.

Les enjeux de la cession d'entreprise avec Epargne Plurielle SAS Paris

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L’expatriation fiscale

Face aux contraintes de la fiscalité en France et au peu d’avantages qu’offrent les placements financiers classiques, l’expatriation fiscale se présente comme une alternative intéressante.

Des pays attirent les investisseurs étrangers grâce à une fiscalité séduisante : ce sont eux que l’on qualifie de paradis fiscaux.

Ce sont en général des États en croissance économique et qui dispose d’une dette faible. Ils se présentent donc comme plus résistants aux crises économiques.

 

Parmi les pays où il est intéressant d’investir pour profiter d’avantages fiscaux, l’on compte par exemples : l’île Maurice, la Bulgarie, Le Portugal.

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Investir son capital après la cession d’entreprise

Placer son argent sur un compte sécurisé, comme le livret A ou l’assurance-vie compartiment fonds-euro, se révèle peu rémunérateur.

  • Le livret A est à son plus bas taux historique : son rendement a été figé à un taux de 0,5% au 1er février 2021.
  • La rémunération de l’assurance-vie est elle aussi en baisse concernant la partie garantie-fonds-euro (la donne est différente vis à vis des UC (unités de comptes / OPCVM).

Par ailleurs, face à l’essoufflement de la croissance mondiale, les banques centrales choisissent de faire baisser les taux d’intérêt directeurs. Cette politique est une réponse au risque de récession.

Pour soutenir l’économie, le taux d’intérêt de la Banque Centrale Européenne est négatif : cela signifie que l’on paye pour emprunter de l’argent.

Un taux d’intérêt négatif n’est pas sans conséquence pour l’épargne. Si cette dernière est peu avantageuse, c’est pour inciter à la consommation et à l’investissement qui contribuent à relancer l’économie.

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Placer son capital en bourse

Depuis le début de la pandémie, certains marchés financiers, notamment nord-américains, se sont enflammés.

Les actions de Shopify, une plateforme canadienne qui permet de créer des boutiques en ligne (sites e-commerce clés en main), ont connu une hausse de 425%.

Celles du constructeur Tesla Inc. ont quant à elle grimpé d’environ 1160%. Comme beaucoup d’autres, la société est survalorisée.

Tous les indicateurs historiques laissent à penser qu’il s’agit d’une bulle financière.

À cela s’ajoute la présence de plus en plus nombreuse de « Special Purpose Acquisition Company » (SPAC)  sur les marchés boursiers. Nées aux États-Unis dans les années 1990, les SPAC sont des sociétés cotées en Bourse uniquement dédiées à l’acquisition. On les qualifie souvent de « coquilles vides » : ce sont des structures dotées financièrement, mais sans investissement.

Une fois la cotation faite, elles lèvent des fonds qu’elles conservent pour les réinjecter en temps voulu dans une société d’un secteur d’activité défini en amont.

Les investisseurs qui misent sur les SPAC signent en quelque sorte un « chèque en blanc ».

C’est un outil financier attrayant pour les start-ups, qui, grâce à la fusion avec une SPAC, peuvent plus facilement et plus rapidement entrer en Bourse.

Cependant, les SPAC contribuent à la surévaluation des marchés financiers. Aux États-Unis, en 2020, elles ont levé pas moins de 83 milliards de dollars.

Ainsi, si la bulle financière est telle que les Experts la prédisent, il paraît préférable d’éviter les placements boursiers périlleux au risque de perdre l’intégralité du capital investi si la bulle éclate.

 

Cabinet conseil en cession d'entreprise Epargne Plurielle Entreprise SAS Paris

 

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Investir dans l’immobilier en France

L’immobilier est considéré comme un actif intéressant pour investir une partie des revenus générés par la cession d’entreprise.

Cependant, l’immobilier français offre une rentabilité relativement faible, comprise entre 2 et 4 % avant imposition. Cela signifie que les rendements nets sont peu attrayants.

De plus, la législation impose aux propriétaires des contraintes de plus en plus nombreuses. À titre d’exemple, la loi énergie-climat, adoptée le 8 décembre 2019, instaure la rénovation thermique comme l’un de ses principaux enjeux. Les propriétaires de logements considérés comme des « passoires thermiques » (c’est-à-dire dont la consommation énergétique est classée en F ou G) sont dans l’obligation de réaliser des travaux de rénovation énergétique. Cette loi qui concerne la vente ou la location immobilière sera, au fil des années, de plus en plus stricte.

Par exemple, le gouvernement inclura d’ici 2028 les logements classés en catégorie E. Plus de sept millions de logements en France sont actuellement qualifiés de passoires thermiques.

Le coût des travaux s’avère important pour les bailleurs. En outre, les propriétaires de biens immobiliers sont aussi soumis à une fiscalité lourde, qui comprend l’impôt sur le revenu, les prélèvements sociaux et la taxe foncière. C’est pourquoi investir à l’étranger se révèle séduisant, car les contraintes, y compris fiscales, y sont moindres pour le bailleur.

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Investir dans des actifs tangibles

En raison des contraintes de l’investissement immobilier, le capital obtenu grâce à la cession d’entreprise peut être injecté dans d’autres actifs tangibles, tels que l’or ou les spiritueux (tels que les Groupements Fonciers Viticoles). Cela est d’autant plus attrayant que les banques centrales, telles que la Banque Centrale Européenne, prévoient une hausse des prix globale en 2021, équivalente à +1,5% sur l’année.

En toute logique, lorsque les prix augmentent, le pouvoir d’achat baisse.

Aussi parait-il judicieux d’investir dans des actifs tangibles avant de voir leur prix croître pour -à terme- profiter d’une plus-value.

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Réinvestir son capital dans une PME innovante

Après la cession d’entreprise, si tant est que l’on est toujours attaché au monde de l’entrepreneuriat, les fonds peuvent être réinvestis dans une start-up ou une PME. Celle-ci est idéalement implantée dans un secteur d’activité innovant, où les perspectives en termes de rentabilité sont avantageuses pour l’investisseur.

Cela peut se faire en tant que « Business Angel » pour aider une jeune entreprise portée sur l’innovation à se lancer ou en tant que créateur d’entreprise.

Les technologies, biotechnologies et le commerce en ligne font partie des secteurs porteurs vers lesquels les start-ups se pressent souvent.

La cession d’entreprise est un acte de gestion majeur pour celui qui passe les rênes. C’est un cap à franchir qui s’accompagne de nombreuses problématiques et de risques qu’il convient d’anticiper au mieux.

Cela concerne tous les aspects de la cession, tels que la fiscalité, la gestion de son patrimoine ou encore les projets professionnels et personnels à plus long terme.

La cession d’entreprise doit être envisagée dans sa globalité afin de faire fructifier son capital et d’assurer ses futures réussites.