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Placement de trésorerie le plus courant auprès des Dirigeants pour optimiser à court-moyen terme leur excédent.
Temps de lecture : 12 minutes
Accueil » Comparatif placements de trésorerie » Compte à terme
Ordre de grandeur du taux brut, avant IS, au 30 juillet 2026 — le taux de dépôt de la BCE est alors à 2,25 %. Il suit les taux directeurs et se négocie selon le montant et la durée.
Horizon de placement recommandé.
Des pénalités peuvent s'appliquer en cas de sortie anticipée.
Taux connu à l'avance et capital garanti — mais la garantie des dépôts s'arrête à 100 000 € par banque.
Le compte à terme (CAT) est un produit d’épargne sur lequel le titulaire s’engage à bloquer des capitaux pendant une période définie en échange d’intérêt.
La durée de placement est généralement de 6 mois à 5 ans mais il peut, bien entendu, aller au delà.
Cette durée n’est pas anodine puisqu’elle définie le rendement du plan : plus la durée est longue et plus le rendement semble intéressant. Malgré tout, les comptes à terme étant investis sur des fonds à capital garanti, le rendement de ces produits reste généralement faible par rapport à des placements plus dynamiques.

Par Alexandre Juvé, Conseiller en Investissements Financiers — Épargne Plurielle, membre de la CNCEF Patrimoine · ORIAS n° 16003696 · Mis à jour le 27 juillet 2026
Le compte à terme est le premier réflexe d'un dirigeant dont la trésorerie dort. C'est un bon réflexe, et un bon produit : simple, sans risque de marché, taux connu d'avance. Mais au-delà de 100 000 €, une question que personne ne pose devient plus importante que le taux — celle de la garantie. Cet article explique comment fonctionne un compte à terme professionnel, ce qu'il rapporte réellement après impôt sur les sociétés, où s'arrête sa protection, et comment une trésorerie d'un certain montant se structure autrement.
Un compte à terme (CAT), aussi appelé dépôt à terme ou CAT professionnel, est un contrat par lequel une entreprise bloque une somme auprès d'une banque pour une durée déterminée, en échange d'un taux d'intérêt fixé à la souscription.
Commençons par ce qui fonctionne, parce que c'est l'essentiel : le compte à terme fait très bien ce qu'on lui demande.
Pour une trésorerie de précaution — trois à vingt-quatre mois de charges, dont on sait qu'on peut en avoir besoin — c'est l'outil de référence, et il n'y a pas de raison d'en changer. Le reste de cet article ne cherche pas à démontrer le contraire.
Le taux d'un CAT n'est pas une décision commerciale arbitraire : il dérive de ce que la banque peut elle-même obtenir sans risque.
Conséquence pratique : un taux de compte à terme n'a de sens qu'à une date donnée. Un comparatif publié il y a six mois est une information périmée. C'est aussi pourquoi mettre trois établissements en concurrence sur le même montant et la même durée produit un écart réel, souvent de plusieurs dizaines de points de base.
Repère au 30 juillet 2026 : le taux de dépôt de la BCE s'établit à 2,25 %, inchangé depuis la hausse de 25 points de base du 11 juin. Voir le point sur les taux BCE.
Les intérêts d'un compte à terme sont un produit financier pleinement imposable à l'impôt sur les sociétés, sans abattement ni régime de faveur. Au taux normal de 25 %, un quart de la rémunération part en impôt.
Une précision qui change le calcul. Le taux de 25 % n'est pas universel : le taux réduit de 15 % s'applique jusqu'à 42 500 € de bénéfice, à condition que le chiffre d'affaires hors taxes soit inférieur à 10 M€ et que le capital soit entièrement libéré et détenu à 75 % au moins par des personnes physiques. Mais la mécanique compte : les produits financiers s'empilent au-dessus du résultat d'exploitation. Dès lors que celui-ci dépasse déjà 42 500 €, chaque euro d'intérêt est taxé au taux marginal de 25 %. C'est donc bien 25 % qu'il faut retenir dans la grande majorité des cas, et 15 % seulement pour une structure dont le résultat total reste sous le seuil. Pour une société membre d'un groupe, le seuil de 10 M€ s'apprécie d'ailleurs au niveau du groupe, pas de la seule société.
| Taux brut affiché | IS à 25 % | Rendement net | Réel si inflation 2 % |
|---|---|---|---|
| 2,00 % | − 0,50 % | 1,50 % | − 0,50 % |
| 2,67 % ← point mort | − 0,67 % | 2,00 % | 0,00 % |
| 3,00 % | − 0,75 % | 2,25 % | + 0,25 % |
| 3,50 % | − 0,88 % | 2,62 % | + 0,62 % |
La règle tient en une division : pour qu'un compte à terme protège simplement le pouvoir d'achat de la trésorerie, il faut un taux brut égal à l'inflation divisée par 0,75. À 2 % d'inflation, cela fait 2,67 % brut. Concrètement, sur 500 000 € placés douze mois à 2,5 % brut, l'entreprise encaisse 12 500 € d'intérêts, paie 3 125 € d'IS et conserve 9 375 € nets.
Voici le point qui devrait précéder toute discussion de taux, et qui n'arrive presque jamais dans la conversation.
Les dépôts bancaires — comptes courants, livrets, et comptes à terme — sont couverts par le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution. Cette garantie est plafonnée à 100 000 € par déposant et par établissement.
Autrement dit : une société qui place 800 000 € sur un compte à terme dans une seule banque est couverte à hauteur de 100 000 €. Les 700 000 € restants ne sont pas garantis — ils constituent une créance ordinaire sur l'établissement.
La réponse habituelle consiste à fractionner entre plusieurs banques. C'est efficace sur le papier, mais lourd en pratique : autant de dossiers d'entrée en relation, autant d'échéances à suivre, et surtout une rémunération qui se dégrade puisque chaque tranche perd le bénéfice des paliers à 500 000 €.
L'autre réponse consiste à changer de cadre juridique. C'est là que le contrat de capitalisation entre en jeu.
Le contrat de capitalisation pour personne morale est une enveloppe assurantielle accessible aux sociétés. Investi à 100 % en fonds en euros, il reproduit très exactement ce que le dirigeant cherche dans un compte à terme :
Deux différences comptent. D'abord, le rendement d'un fonds en euros n'est pas connu à l'avance : il est constaté annuellement par l'assureur, alors qu'un CAT fixe son taux à la signature. Ensuite, la fiscalité obéit à une imposition forfaitaire annuelle calculée sur une base théorique, avec régularisation au dénouement — un mécanisme différent de la taxation directe des intérêts d'un CAT, et qu'il faut faire chiffrer sur votre situation.
C'est le point décisif pour une trésorerie importante. Un contrat de capitalisation de droit luxembourgeois n'offre pas une garantie plus généreuse que la garantie française : il offre une garantie de nature différente.
Deux mécanismes en sont responsables.
Le triangle de sécurité. Les actifs représentatifs du contrat ne sont pas conservés par l'assureur. Ils sont déposés auprès d'une banque dépositaire indépendante, agréée par le Commissariat aux Assurances, dans le cadre d'une convention tripartite entre l'assureur, le dépositaire et le régulateur. Ces actifs sont juridiquement séparés du patrimoine de l'assureur.
Le super privilège. Le souscripteur est créancier de premier rang sur ces actifs, avant tous les autres créanciers de l'assureur — y compris l'État et les salariés. Et surtout : ce privilège n'est pas plafonné.
| Enveloppe | Mécanisme de protection | Plafond |
|---|---|---|
| Compte à terme bancaire français | Fonds de Garantie des Dépôts | 100 000 € par banque |
| Contrat de capitalisation français | Fonds de Garantie des Assurances de Personnes | 70 000 € par assureur |
| Contrat de capitalisation luxembourgeois | Triangle de sécurité + super privilège | Non plafonné |
Pour une trésorerie de 500 000 € ou de 2 M€, l'écart n'est pas théorique. Il répond à une question que tout trésorier finit par se poser : que se passe-t-il si mon établissement fait défaut ?
⚠️ Deux réserves à connaître. D'abord, l'offre de fonds en euros dans les contrats luxembourgeois est plus étroite qu'en France, et le fonds est souvent accessible par réassurance auprès d'un assureur français : la garantie en capital reste celle de l'assureur, il faut donc regarder lequel. Ensuite, le ticket d'entrée est plus élevé — ces contrats se justifient généralement à partir de 100 000 à 250 000 €. Le détail figure sur notre page dédiée au contrat de capitalisation luxembourgeois pour personne morale.
Les trois solutions précédentes — compte à terme, fonds en euros français, fonds en euros luxembourgeois — partagent une même caractéristique : elles préservent la liquidité et le capital. C'est leur mérite, et c'est aussi leur plafond de rendement.
Or dans la plupart des entreprises, une fraction de la trésorerie n'a objectivement pas besoin d'être disponible. Elle est excédentaire depuis plusieurs exercices, elle ne finance rien, et elle ne financera rien avant cinq ou huit ans. Sur cette poche-là, chercher la liquidité coûte cher en manque à gagner.
L'usufruit temporaire de parts de SCPI est conçu pour cette poche précise. Le principe : l'entreprise achète, à prix décoté, le seul droit de percevoir les loyers d'un portefeuille de SCPI pendant une durée déterminée. Elle encaisse 100 % des revenus en n'ayant payé qu'une fraction de la valeur des parts.
Deux conséquences pour une société à l'IS :
La contrepartie est réelle et doit être posée clairement : le capital investi en usufruit ne revient pas. Le droit s'éteint au terme. La performance vient uniquement des loyers encaissés, qui ne sont pas garantis, et l'opération est illiquide. C'est un placement d'excédent durable, jamais de trésorerie de précaution.
Le mécanisme complet, le calcul du seuil au-delà duquel l'opération est gagnante, les frais et quatre scénarios chiffrés sont détaillés sur notre page consacrée à l'usufruit de SCPI pour une personne morale.
La bonne question n'est pas « quel est le meilleur placement de trésorerie ? ». C'est « quelle part de ma trésorerie relève de quel horizon ? ». Une fois ce découpage fait, chaque poche a une réponse évidente.
| Poche | Horizon | Support | Ce qu'on privilégie |
|---|---|---|---|
| Exploitation BFR, salaires, charges | immédiat | Compte courant, fonds monétaire | Disponibilité totale |
| Précaution 3 à 24 mois de charges | 1 à 3 ans | Compte à terme | Capital et taux garantis |
| Intermédiaire au-delà de 100 k€ | 2 à 8 ans | Capitalisation 100 % fonds euros, cadre luxembourgeois | Sécurité sans plafond + liquidité |
| Excédent durable dont on n'a pas besoin | 5 à 10 ans | Usufruit de SCPI | Rendement et levier fiscal |
Une entreprise qui place l'intégralité de sa trésorerie sur des comptes à terme n'a pas fait un mauvais choix : elle a fait un seul choix pour quatre besoins différents. Le compte à terme garde toute sa place — il cesse simplement d'être la réponse unique dès que le montant dépasse le plafond de garantie ou que l'horizon dépasse trois ans.
Étudions la répartition de votre trésorerie Avant de parler produit, la vraie question est de savoir quelle part de votre trésorerie relève de chaque poche. Nous faisons ce découpage avec vous, chiffres en main, et nous vous disons franchement quelle part doit rester sur un compte à terme — et quelle part mérite un autre cadre. Étudier mon cas avec un conseiller →
Et selon votre structure. Le découpage ne se fait pas au même endroit dans une société de tête et dans une société qui exploite : voir le placement de trésorerie d'une holding — fiscalité mère-fille, forfait du contrat de capitalisation, ratios de transmission — et celui d'une société d'exploitation, SAS ou SARL, où une partie du solde bancaire finance le cycle et n'est pas plaçable.
Le produit est simple, la souscription l'est aussi. Ce qui coûte de l'argent, ce sont quatre ou cinq détails qu'on ne voit qu'après avoir signé.
Certaines banques proposent des comptes à terme à taux progressif, aussi appelés « à paliers ». Le taux mis en avant dans la communication est alors le taux de la dernière période, pas celui que vous toucherez en moyenne.
Un exemple rend la mécanique évidente. Un CAT 36 mois annoncé « à 4 % » dont la première année est rémunérée 1,5 %, la deuxième 2,5 % et la troisième 4 % ne rapporte pas 4 % : son rendement annuel moyen ressort autour de 2,7 %, soit près d'un tiers de moins que le chiffre d'appel.
La question à poser systématiquement : quel est le rendement annuel moyen sur la durée totale, et non le taux maximum ? Un établissement qui répond sans détour à cette question est un établissement avec lequel on peut travailler.
Rien n'oblige à placer toute la trésorerie sur un seul contrat, ni auprès d'un seul établissement. La technique de l'échelle — le ladder dans le vocabulaire des trésoriers — consiste à répartir le montant sur plusieurs CAT de durées échelonnées : par exemple un tiers à 12 mois, un tiers à 24 mois, un tiers à 36 mois.
Trois effets, tous utiles. Une échéance revient chaque année, donc une fraction de la trésorerie redevient disponible sans pénalité. Le risque de taux se lisse : on ne fige pas l'intégralité du montant au plus mauvais moment du cycle. Et en répartissant sur plusieurs banques, on multiplie le plafond de garantie — les 100 000 € vus à la section 4 s'entendent par établissement, pas par entreprise.
Comptez généralement une à deux semaines entre la première demande et le versement effectif.
Il dépend directement du niveau des taux directeurs de la Banque centrale européenne, du montant déposé et de la durée d'immobilisation. Un taux annoncé sans sa date, son montant de référence et sa durée n'a aucune valeur informative. La seule démarche fiable consiste à faire chiffrer plusieurs établissements simultanément, sur votre montant et votre horizon réels.
Oui, intégralement. Ils constituent un produit financier imposable à l'impôt sur les sociétés au taux applicable à l'entreprise, sans abattement ni régime de faveur. Au taux normal de 25 %, un quart de la rémunération part en impôt : un compte à terme à 3 % brut ne rapporte que 2,25 % nets.
Non. La garantie du Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution est plafonnée à 100 000 € par déposant et par établissement. Une société qui place 800 000 € sur un compte à terme dans une seule banque n'est couverte qu'à hauteur de 100 000 € ; le solde constitue une créance ordinaire sur l'établissement. Les réponses possibles sont le fractionnement entre plusieurs banques ou le recours à une enveloppe assurantielle sans plafond de garantie.
Le taux brut nécessaire est égal à l'inflation divisée par 0,75 pour une société à l'IS 25 %. À 2 % d'inflation, il faut donc 2,67 % brut pour simplement conserver le pouvoir d'achat de la trésorerie. En dessous, le solde augmente mais la valeur réelle diminue.
Pas pour le rendement, mais pour le cadre de protection. Le contrat luxembourgeois repose sur le triangle de sécurité — actifs déposés chez une banque dépositaire indépendante agréée par le Commissariat aux Assurances — et sur le super privilège, qui fait du souscripteur un créancier de premier rang sans plafond. Investi à 100 % en fonds en euros, il reproduit la logique d'un compte à terme tout en supprimant la limite des 100 000 €, et en conservant une meilleure liquidité.
Dans la plupart des contrats, oui, mais avec une pénalité : le taux servi est ramené à un niveau très inférieur, voire les intérêts courus sont perdus. Les modalités varient fortement d'un établissement à l'autre — c'est la clause à vérifier en priorité si votre horizon n'est pas certain.
Pour la fraction de trésorerie dont l'entreprise n'aura pas besoin avant cinq à dix ans, l'usufruit temporaire de parts de SCPI offre un rendement démultiplié et un amortissement déductible du résultat imposable. La contrepartie est stricte : le capital investi ne revient pas au terme, les revenus ne sont pas garantis et l'opération est illiquide. Elle ne concerne que l'excédent durable, jamais la trésorerie de précaution.
Avertissement. Cet article est fourni à titre d'information générale. Il ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée, ni une offre de souscription. Les taux et montants cités sont des illustrations pédagogiques et ne constituent pas une offre commerciale : les conditions réelles dépendent de l'établissement, de la date, du montant et de la durée. Les supports évoqués présentent des caractéristiques de risque, de liquidité et de fiscalité différentes ; le fonds en euros dépend de la solidité de l'assureur, et l'usufruit de parts de SCPI comporte un risque de perte en capital ainsi qu'une liquidité qui n'est pas garantie. Le traitement fiscal dépend de la situation particulière de chaque société et peut évoluer. Toute décision doit être précédée d'une analyse personnalisée et de la lecture de la documentation réglementaire des produits envisagés. Épargne Plurielle — Conseiller en Investissements Financiers, membre de la CNCEF Patrimoine, association agréée par l'AMF — inscrit au registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance sous le n° 16003696 (www.orias.fr).
Le Compte à Terme (CAT Professionnel) intéresse les Entreprises qui recherchent la sécurité pour leur capital, un rendement garanti et connu à l'avance. Il peut également être utilisé sur courtes périodes pour éviter de franchir le seuil de cession applicable sur valeurs mobilières.
ÉPARGNE PLURIELLE, Courtier pour Entreprises Tweet










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